Coward Old Universe…

by Jeremy G.

Posts Tagged ‘Sarkozy’

Cette guerre que les Français veulent ignorer…

Posted by Jeremy Ghez on August 24, 2008

Lu, aujourd’hui, sur le web…:

Donc on admet implicitement avoir fait une con..rie en envoyant notre Armée là où elle n’a rien à y faire, mais on va rester et poursuivre dans l’erreur pour ne pas perdre la face ! Que les hommes sont bêtes ! Combien de jeunes morts à venir du fait de cette attitude emplie de testostérone ?

La réaction de Patricia sur le forum du Monde – après les propos du chef d’état major des armées concernant la mort dramatique des dix soldats français en Afghanistan – résume bien l’état d’esprit d’une majorité de Français.  Qui peut s’en étonner?  Tandis que Sarkozy n’a fait aucun effort de pédagogie concernant l’importance de la présence française en Afghanistan, la gauche a renoncé à toutes ses responsabilités, préférant l’exploitation politique à la proposition de politiques internationales constructives.  Cette France schizophrène réclame un monde multipolaire mais refuse d’en assumer les responsabilités ou d’en payer le coût.

La mort des dix soldats français, cette semaine, est tragique.   Mais il y a quelque chose de paradoxal dans cette réaction, venant de la part de Français qui s’étaient tellement moqués du concept de “zéro morts” appliqué à la guerre, par les Américains.  On semble tout à coup se réveiller et découvrir qu’en effet, la guerre n’est pas une belle invention.  On est tenté par la démission, espérant trouver une excuse dans le refus de l’alignement avec Washington, oubliant pourtant le premier motif de l’intervention: les attaques du 11 septembre menées par un protégé du régime taliban.

L’exécutif français semble vouloir éviter à tout prix d’annoncer aux Français que les années à venir seront très difficiles sur le plan économique et nécessiteront un effort et des réformes de taille.  Voilà un deuxième défi pour Sarkozy dont la communication n’est pas forcément le point fort, contrairement aux idées reçues.

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Iran has lost a battle

Posted by Jeremy Ghez on July 14, 2008

Sarkozy’s decision to invite Syrian President Bachar el-Assad has stirred great controversy in France.  Sarkozy had announced, in the minutes that followed his election, that he would end past French realpolitik practices and would not compromise with dictatorships.  After the sight of Qaddafi in Paris, el-Assad’s visit has come as a major blow to human rights activists.

I understand the disappointment of those who have a hard time seeing the logic in all of this, as I experienced the same difficulties, and was a great fan of Sarkozy’s more idealist proclivities.  It is worth noting, however, that Syria is not Libya.  Today’s handshake between el-Assad and Sarkozy is the proof that if the West will talk to Damascus, the Syrians, in turn will listen.  The latter feel uneasy, to say the least, with the way they’ve been treated since the Hariri assassination and the subsequent Cedar Revolution.  Their ties with Hezbollah and Tehran are very solid given the current situation, but Syria remains the weak link in this Shiite Axis.

As a matter of fact, whereas the el-Assad is alawite, that is a branch of the Shiite sect, the majority of the population in Syria is Sunni.  There is therefore nothing “natural” about the axis allying Tehran to Damascus and Hezbollah, though it remains very solid in practice.  The truth of the matter is that it this is an ad hoc alliance that the West has the ability to break.  If and once this occurs, this will constitute a major blow to Tehran, which will start lacking support in the region.   

Sarkozy is spending part of his political capital, but if his calculations are as wise as they appear, this may turn out to be smart spending… 

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Problématique Cacophonie…

Posted by Jeremy Ghez on February 7, 2008

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Qui dirige la politique étrangère de la France?  Les puristes et fervents gaullistes répondront Sarkozy, rappellant la vieille tradition de la 5ième République qui donne au Président la responsabilité des Affaires étrangères et au Premier ministre celle de la politique intérieure. 

Mais comment trier, ensuite, entre les quatre hommes du Président?  Claude Guéant, Secrétaire général de l’Elysée, semble jouer un rôle clef dans la politique française en Afrique et au Moyen Orient, notamment.  Jean-David Levitte, fin diplomate et grand connaisseur des Etats-Unis, remplit un rôle original, en tant que conseiller spécial de Sarkozy.  Ses vues ont cependant du mal à s’imposer, entend-on ici et là.  Il y a également Hervé Morin, qui a hérité du Ministère de la Défense grâce à sa rupture politique avec Bayrou et son soutien à Sarkozy.  Enfin, last but not least, le chef de la diplomatie et ministre d’ouverture, Bernard Kouchner, le maillon le plus étonnant de cette équipe.

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Les désaccords qui émergent sont donc bien naturels, mais il semble légitime de se demander jusqu’à quand cette combinaison insolite pourra tenir.  Il y a cinq jours, Hervé Morin a remis en cause le bien-fondé du rapport des services secrets américains, déclarant que l’Iran est en train de poursuivre son programme nucléaire.  Cela n’a pas empêché Kouchner, ce matin, de reprendre à son compte les conclusions du même rapport américain et excluant toute perspective de confrontation avec l’Iran, contrastant ainsi avec ses propos de Septembre.

On apprend également, dans un portrait – peu complaisant, il faut le noter – de Kouchner dans le New York Times, l’existence de désaccords profonds entre le Quai d’Orsay et le Secrétaire général de l’Elysée à propos de la Syrie et du Liban.  Un de plus, puisque c’était la stratégie de Guéant qui avait été choisie dans l’affaire des infirmières bulgares, au détriment de celle de Kouchner.

Que de rivalités…  Les plus optimistes verront dans ce dispositif une combinaison pluraliste duquel ressortent les meilleures idées et politiques.  Pourquoi pas…  Mais la complémentarité d’hier semble se dissiper. 

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Qui a peur de M. Poutine?

Posted by Jeremy Ghez on October 16, 2007

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On se bouscule pour aller saluer M. Poutine.  La semaine dernière, c’était au tour de notre président français, M.Sarkozy, qui semble avoir oublié ses positions de la campagne électorale – Glucksmann doit s’en mordre les doigts.  A suivi ensuite la visite du patron de la Défense améric aine, Bob Gates, et de la chef de la diplomatie, Condoleezza Rice, qui ont le droit à un véritable sermon du nouveau Tsar russe sans pour autant hausser le ton.

Poutine est populaire dans son pays.  La Russie est un grand pays, et il ne faut pas l’humilier.  Autant d’excuses que l’on entend, ici et là, pour justifier le fait que les démocraties occidentales ont pardonné beaucoup de choses à la Russie.  Qui se rappelle de la véritable déclaration de guerre de Poutine à l’Europe, l’hiver dernier?  Qui, dans les chancelleries occidentales, s’indigne des obstacles russes à des sanctions plus efficaces contre l’Iran, et du véritable soutien que donne Poutine à Ahmadinejad?  

Le courage politique fait défaut aux capitales occidentales, et notamment à Washington.  Le prix à payer sera bien élevé.  Poutine a fait part de son intention de rester dans la vie politique de son pays, et de briguer le poste du Premier Ministre.  Ceux qui avaient parié sur la fin de sa carrière politique doivent être déçus.

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The end of Palestine?

Posted by Jeremy Ghez on June 27, 2007

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Who’s fault is it? That’s an issue that has come up repeatedly. Bret Stephens probably provides the best answer in the Wall Street Journal today, but says little about the future. He only points out a fact that scares a whole lot of people: The very notion of Palestine might have died with Hamas’s coup two weeks ago.

If little is said about the future, it is most certainly because the West finds itself in a very unpleasant situation. First, the U.S., and George W. Bush, who advocated a profound change in Palestinian politics back in 2003, actively participated in Arafat’s estrangement, and was the first – and rightfully so – to denounce Hamas’s win in January 2006. So, back to square one and support for the PA? Strange situation, as Robert Satloff points out.

Next in line in this unpleasant situation is the European Union, who accepted the U.S.’s condemnation – and rightfully so – of Hamas, but must now face the monstrous dilemma it created: Choose between corruption and terrorism, knowing that the first nourishes the second. Voices are speaking out, including this one in France – although with a taint of distasteful moral relativism, as Israel, Iran and Hamas are treated on the very same level, but then again, this is the Quai d’Orsay talking… Now, Europe must deal with decades of inaction in the region. Lebanon, under Syrian rule, was the first issue to blow up in our faces. Palestine is second.

So… Where do we go from now? Historical irony let this period coincide with Blair’s departure from Downing Street. My intuition is that Blair‘s legacy will be openness to act on the international stage, and not accept historical fatalism – although some time will need to fly by before he is actually granted such legacy. It’s almost a shame that his departure coincides with Sarkozy’s arrival, as one would have liked to see how the two men’s international willingness – on the issues of Darfur and the European Construction for instance – would have been combined in practice.

But, in all likelihood, Blair will not disappear, and be named the Quartet‘s Ambassador in the Middle East. Perhaps this will be a way for the West to intervene directly in Palestine, and not let “fate” decide what occurs. And perhaps this will avoid today’s dilemma, because it is reasonable to believe that we – Palestinians included – do not need to choose between corruption and terrorism.

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2, c’est pas beaucoup

Posted by Jeremy Ghez on June 12, 2007

Du haut de ses probables deux sièges à l’Assemblée, Bayrou a perdu son pari – dans l’immédiat du moins.  Preuve que l’élection législative a peu à voir désormais avec l’élection présidentielle, et devient progressivement une simple formalité.  La question de son utilité et de sa réforme est fondamentale, mais n’est pas encore d’actualité.

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La réelle question est de savoir si Bayrou tiendra le choc, et saura avoir le courage d’aller jusqu’au bout de sa logique: proposer une troisième voie, pertinente parce que distincte de celle du PS et de l’UMP, crédible, parce qu’inscrite dans la logique raisonnable de l’évolution politique actuelle de la France, et enfin solide, parce que ne reposant pas que sur une simple réthorique politique d’opposition systématique à Sarkozy, comme il a pu le faire dans le passé.

Vu des Etats-Unis, il y a quelque chose de passionant qui se passe actuellement avec cette refondation du paysage politique français.  Ce beau pays qu’est la France présente en effet une caractéristique cruciale pour les Républicains américains en course pour la Maison Blanche, et une lacune grave que la France pourrait combler en s’inspirant – un tout petit peu – de ce qui se passe aux Etats-Unis.

Plusieurs articles ont fait état – comme ici – de l’intérêt particulier que prêtent les candidats républicains à la Maison Blanche à la situation française.  Gagner une élection si facilement, alors que l’on est issu d’un mouvement politique qui a gouverné pendant cinq ans sans apporter de résultats concrets (d’après les meilleurs diagnostics): voilà assez pour impressionner les Républicains en lice qui veulent tout faire pour se démarquer de l’Administration Bush, au-delà des accords et désaccords qu’ils peuvent avoir avec l’actuel président.  L’intérêt du très conservateur Washington Times pour ces élections législatives – le journal en a fait sa une ce matin! – qui a célébré ce landslide, ou raz-de-marée, n’est donc pas surprenant étant donné le laboratoire stratégique que représente la France pour les Républicains.

Pour une fois, donc,  que ce sont les Etats-Unis qui se fascinent pour la France, et non l’inverse, ne gâchons pas notre plaisir.  Mais ne gâchons pas non plus l’opportunité à laquelle correspond la mini-révolution politique qui vient d’avoir lieu.  Plus que jamais, avec ce landslide sarkozien, on se rend compte à quel point l’opposition – Bayrou compris – manque d’un projet cohérent qui peut séduire la France.  Les Etats-Unis constituent, de ce point de vue, un autre cas d’école typique.  Les deux partis principaux, lorsqu’ils ne sont pas au pouvoir, puisent énormément dans les idées que produisent les think tanks – ou groupes de réflexion – qui pullulent dans Washington aujourd’hui.  Voilà une condition sine qua non du renouvellement politique et de la modernisation.  Il ne s’agit pas ici de lancer le débat sur l’importance de ces institutions – la raison fondamentale étant que les prochaines échéances électorales, dans cinq ans, risquent d’arriver plus vite qu’on ne le croit.  Il s’agit plutôt de mettre en évidence les bénéfices que pourraient tirer les socialistes et Bayrou d’une consultation active de ces personnalités, ces universitaires et penseurs, qui vivent en France ou à l’étranger, et qui pourraient redonner un peu de fraîcheur à un monde politique sous influence énarquaise.  En réponse au sacre admirable de Sarkozy  – aux yeux des Américains – correspond ce nouveau défi lancé par un pays dont l’utilité n’est pas aussi nulle que l’on ne le croit…

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Soudan: Kouchner et Sarkozy, main dans la main?

Posted by Jeremy Ghez on June 1, 2007

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Un article du Monde  daté du 31 mai fait état de l’omniprésence peu surprenante du nouveau président français sur tous les terrains qu’auraient occupés exclusivement les ministres respectifs en temps normal.  L’article raconte les frustrations au sein des ministères, et les “leçons” apprises au cours de ces premiers jours, après contractions et rappel à l’ordre venant de l’Elysée.

L’intérêt réel de l’article ne réside pas cependant dans ce qu’il relate – quand on accepte d’être ministre de Sarkozy, on sait à quoi s’attendre et que les méthodes vont changer – mais dans ce qu’il omet: Pas un mot sur la nouvelle tête du Quai d’Orsay, Bernard Kouchner, qui n’a pas été pourtant le plus inactifs des nouveaux ministres, en traitant dès les premiers jours de son mandat les dossiers épineux du Liban et du Soudan.

Mercredi soir, sur RTL, dans l’émission On refait le Monde, Alain Duhamel exprimait des sérieux doutes concernant la possibilité que Koucher ait agi sans concertation avec Sarkozy.  Le Soudan a été l’un des premiers dossiers sur la table de Kouchner, et pendant la campagne électorale même, Kouchner avait participé à une réunion publique sur le Darfour – réunion dont le bien-fondé n’a pas fait unanimité; c’est dire si l’on est loin du sujet consensuel.

Plus généralement, cette cohérence sans faille – jusqu’à maintenant – du tandem n’est pas surprenante.  Rappelons-nous du tout premier discours prononcé par Sarkozy.  Ce n’est pas par hasard qu’il a conclut son discours de la salle Gaveau en mentionnant les valeurs de liberté et de tolérance, les opprimés auprès desquels, a-t-il promis, la France sera.  Il s’agit du signe le plus probant du retour du volontarisme international que la guerre d’Irak a tant mis à mal.  Kouchner – comme Sarkozy probablement – avait refusé d’enterrer ce volontarisme en 2003 au nom du pacifisme.  Les deux hommes semblent se retrouver aujourd’hui sur un dossier et non des moindres: le Darfour, qui pourrait devenir le premier génocide du siècle.

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Turquie: Sarkozy le pragmatique?

Posted by Jeremy Ghez on May 25, 2007

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Le nouveau président français, Nicolas Sarkozy, n’a jamais caché son opposition à l’entrée de la Turquie en Europe.  Pays de l’Asie mineure, dit Sarkozy, la place de la Turquie ne se trouve pas dans l’Union mais dans un “partenariat privilégié”.

L’argument géographique, maintes fois répétées par un un grand nombre de politiciens français, est fallacieux et dangereux.  Tout d’abord, il tient difficilement la route dans le contexte de la construction européenne: le projet européen n’est-il vraiment qu’un projet géographique?  Si son but premier était de promouvoir les relations multilatérales et la paix, la Turquie reste l’aboutissement logique d’une construction européenne.  L’Union serait alors non seulement un contrepouvoir inconstestable des Etats-Unis, elle qui aurait déjà un pied dans le trouble Moyen Orient, mais également la meilleure preuve de la défaite du projet totalitaire d’Al QaidaLes Etats-Unis en rêvent aujourd’hui.  L’Europe saura-t-elle saisir sa chance et vaincre le mouvement terroriste demain?

 

L’utilisation systématique de cet argument est également dangereuse.  Pour décrire la situation sans pincettes ni retenue: A force de prendre les Turcs pour des imbéciles, la diplomatie européenne risque fort d’euthanasier son projet à une vitesse dont même les Américains les plus méfiants envers la construction européenne n’auraient pu espérer.  Voilà depuis 1962 que les négociations entre l’Europe et la Turquie ont débuté.  La Turquie a inconstestablement donné des gages de bonne volonté, par l’abolition de la peine de mort et par la promotion de lois pour le respect des Kurdes.  Si ce cirque persiste, il ne faudrait pas s’étonner de voir les Turcs claquer la porte pour s’allier de manière nette et définitive avec les Etats-Unis – l’éditorialiste du New York Times, Thomas Friedman, s’était même un jour demandé s’il ne faudrait pas faire pression sur l’Administration américaine pour inclure la Turquie dans l’ALENA.

Reste à savoir si, sur cette première question internationale fondamentale à laquelle le nouveau président doit faire face, Sarkozy saura faire preuve de pragmatisme et de lucidité.  Les Français doivent se rendre compte qu’ils ne sont pas seuls en Europe – et que seule avec l’Autriche, la France ne pourra pas continuellement s’opposer à l’entrée de la Turquie

Les rumeurs de couloirs (mais pas seulement), y compris les quelques réflexions échangées à l’émission de RTL, On refait le Monde, laissent penser que Sarkozy veut noyer le poisson dans l’eau, en imposant d’abord une réflexion sur un “traité européen simplifié”, histoire, une nouvelle fois, de repousser aux calendes grecques le débat de l’adhésion de la Turquie.  Les Européens seront-ils faire preuve de plus de sagesse?

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Kouchner, tout simplement

Posted by Jeremy Ghez on May 17, 2007

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A l’heure où j’écris ces lignes, alors que le jour se lève sur Paris et que nous connaîtrons dans quelques heures la composition du premier gouvernement sous la présidence Sarkozy, un paradoxe me fait sourire: Hormis le nom de celui qui sera selon toute vraisemblance le nouveau Premier Ministre, le seul homme dont le poste a été confirmé est Bernard Kouchner, autrefois homme “respecté” au Parti Socialiste.

Ceux qui me connaissent savent l’admiration que j’ai pour le French Doctor.  Mais mon enthousiasme va bien au-delà.  En effet, avec cette nomination, une question se pose: La froide politique étrangère française, soit disant “réaliste” – au sens que donne la théorie des relations internationales au terme – calculatrice et tout sauf humaniste, prendra-t-elle fin avec ce tandem improbable Sarko-Kouchner?  Après l’émotion convenue à propos du dossier du Darfour, qui nous a tous rendu très fiers d’être humains, y aura-t-il enfin une véritable initiative politique?  Le Monde peint une image intéressante de la diplomatie française à venir, avec Kouchner au Quai d’Orsay et Jean-David Levitte – actuel ambassadeur français aux Etats-Unis – à la tête d’un Conseil de Sécurité élyséen, conseiller de Sarkozy.  Le ministre sanguin et passionné, le conseiller rationnel et expert de diplomatie.  Voilà un duo qui promet beaucoup plus que le discours convenu d’autrefois.

Cette nomination n’a rien de surprenant.  Sarkozy et Kouchner partagent, tant du point de vue pratique que du point de vue intellectuel, de nombreuses positions en matière internationale.  Le “Ni guerre, ni Saddam” de Kouchner en 2003 raisonne énormément avec l’ambiguïté dont Sarkozy a fait preuve sur le dossier irakien – en dénonçant d’abord l’arrogance française pour ensuite saluer la décision historique de Chirac.

A cela s’ajoute le mépris dont le Parti socialiste a systématiquement fait preuve à l’égard de Kouchner, considéré trop longtemps comme un simple beau gosse à mettre en tête d’affiche sans penser qu’un jour un homme si compétent puisse avoir des ambitions qui sont, de loin, à sa hauteur.  La débandade des Socialistes a commencé, j’en avais dit deux mots ici.  Kouchner, qui restera fidèle à lui-même et loyal à ce qu’il considère sa vérité et sa réalité de gauche, vient d’en prendre acte.

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The Day After

Posted by Jeremy Ghez on May 6, 2007

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So it’s Sarkozy…

In a speech he made thirty minutes after his victory became official, Sarkozy adressed several different issues, including his will to be President of all French people and his respect for his main competitor Ségolène Royal.   But one significant item that stood out of his speech was the rest of the world, what he called France’s allies in Europe and in America, as well as other nations that we tend to forget about, in Africa or in the Middle East.  Sarkozy mentioned those oppressed children and women throughout the world, and said France will not forget them.  This corresponds to an interesting turns of events, after an electoral campaign in which international issues were rarely discussed.

Is this a turning point in French history?  Will the French excutive stop recalling the great nation it heads without acting to actually show how great a nation France is?

Sarkozy was elected with a number of votes ranging from 18 to 20 million people.  He has the mandate to lead France towards modernity – finally.  I hope it is not an opportunity he will waste.

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