Coward Old Universe…

by Jeremy G.

Posts Tagged ‘France’

Iran has lost a battle

Posted by Jeremy Ghez on July 14, 2008

Sarkozy’s decision to invite Syrian President Bachar el-Assad has stirred great controversy in France.  Sarkozy had announced, in the minutes that followed his election, that he would end past French realpolitik practices and would not compromise with dictatorships.  After the sight of Qaddafi in Paris, el-Assad’s visit has come as a major blow to human rights activists.

I understand the disappointment of those who have a hard time seeing the logic in all of this, as I experienced the same difficulties, and was a great fan of Sarkozy’s more idealist proclivities.  It is worth noting, however, that Syria is not Libya.  Today’s handshake between el-Assad and Sarkozy is the proof that if the West will talk to Damascus, the Syrians, in turn will listen.  The latter feel uneasy, to say the least, with the way they’ve been treated since the Hariri assassination and the subsequent Cedar Revolution.  Their ties with Hezbollah and Tehran are very solid given the current situation, but Syria remains the weak link in this Shiite Axis.

As a matter of fact, whereas the el-Assad is alawite, that is a branch of the Shiite sect, the majority of the population in Syria is Sunni.  There is therefore nothing “natural” about the axis allying Tehran to Damascus and Hezbollah, though it remains very solid in practice.  The truth of the matter is that it this is an ad hoc alliance that the West has the ability to break.  If and once this occurs, this will constitute a major blow to Tehran, which will start lacking support in the region.   

Sarkozy is spending part of his political capital, but if his calculations are as wise as they appear, this may turn out to be smart spending… 

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Problématique Cacophonie…

Posted by Jeremy Ghez on February 7, 2008

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Qui dirige la politique étrangère de la France?  Les puristes et fervents gaullistes répondront Sarkozy, rappellant la vieille tradition de la 5ième République qui donne au Président la responsabilité des Affaires étrangères et au Premier ministre celle de la politique intérieure. 

Mais comment trier, ensuite, entre les quatre hommes du Président?  Claude Guéant, Secrétaire général de l’Elysée, semble jouer un rôle clef dans la politique française en Afrique et au Moyen Orient, notamment.  Jean-David Levitte, fin diplomate et grand connaisseur des Etats-Unis, remplit un rôle original, en tant que conseiller spécial de Sarkozy.  Ses vues ont cependant du mal à s’imposer, entend-on ici et là.  Il y a également Hervé Morin, qui a hérité du Ministère de la Défense grâce à sa rupture politique avec Bayrou et son soutien à Sarkozy.  Enfin, last but not least, le chef de la diplomatie et ministre d’ouverture, Bernard Kouchner, le maillon le plus étonnant de cette équipe.

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Les désaccords qui émergent sont donc bien naturels, mais il semble légitime de se demander jusqu’à quand cette combinaison insolite pourra tenir.  Il y a cinq jours, Hervé Morin a remis en cause le bien-fondé du rapport des services secrets américains, déclarant que l’Iran est en train de poursuivre son programme nucléaire.  Cela n’a pas empêché Kouchner, ce matin, de reprendre à son compte les conclusions du même rapport américain et excluant toute perspective de confrontation avec l’Iran, contrastant ainsi avec ses propos de Septembre.

On apprend également, dans un portrait – peu complaisant, il faut le noter – de Kouchner dans le New York Times, l’existence de désaccords profonds entre le Quai d’Orsay et le Secrétaire général de l’Elysée à propos de la Syrie et du Liban.  Un de plus, puisque c’était la stratégie de Guéant qui avait été choisie dans l’affaire des infirmières bulgares, au détriment de celle de Kouchner.

Que de rivalités…  Les plus optimistes verront dans ce dispositif une combinaison pluraliste duquel ressortent les meilleures idées et politiques.  Pourquoi pas…  Mais la complémentarité d’hier semble se dissiper. 

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Qui a peur de M. Poutine?

Posted by Jeremy Ghez on October 16, 2007

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On se bouscule pour aller saluer M. Poutine.  La semaine dernière, c’était au tour de notre président français, M.Sarkozy, qui semble avoir oublié ses positions de la campagne électorale – Glucksmann doit s’en mordre les doigts.  A suivi ensuite la visite du patron de la Défense améric aine, Bob Gates, et de la chef de la diplomatie, Condoleezza Rice, qui ont le droit à un véritable sermon du nouveau Tsar russe sans pour autant hausser le ton.

Poutine est populaire dans son pays.  La Russie est un grand pays, et il ne faut pas l’humilier.  Autant d’excuses que l’on entend, ici et là, pour justifier le fait que les démocraties occidentales ont pardonné beaucoup de choses à la Russie.  Qui se rappelle de la véritable déclaration de guerre de Poutine à l’Europe, l’hiver dernier?  Qui, dans les chancelleries occidentales, s’indigne des obstacles russes à des sanctions plus efficaces contre l’Iran, et du véritable soutien que donne Poutine à Ahmadinejad?  

Le courage politique fait défaut aux capitales occidentales, et notamment à Washington.  Le prix à payer sera bien élevé.  Poutine a fait part de son intention de rester dans la vie politique de son pays, et de briguer le poste du Premier Ministre.  Ceux qui avaient parié sur la fin de sa carrière politique doivent être déçus.

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Allègre, le mec qui en a.

Posted by Jeremy Ghez on August 30, 2007

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Les propos de Claude Allègre, ce matin sur RTL, sont réjouissants pour tous ceux qui, comme moi, croyaient la gauche immobile, voire morte.

Allègre a formulé deux commentaires fondamentaux, et dont le bien-fondé est indiscutable:

  • François Hollande a souhaité et poussé pour un nombre élevé de candidatures à l’investiture du Parti Socialiste pour les présidentielles de 2007.  Le chaos jouait en sa faveur: alors que se multipliaent les candidatures à gauche, le désordre rendait de plus en plus probable le retour de Jospin, grâce auquel Hollande aurait hérité, en cas de victoire, de Matignon.  Mieux encore, en créant ce véritable chaos au sein de la gauche, Hollande pouvait également s’imposer ensuite comme candidat logique à la présidentielle, en tant que Premier Secrétaire du parti.  Tous ceux qui fréquentaient des responsables du Parti socialiste à l’époque de la pré-campagne le savent depuis bien longtemps: la stratégie de Hollande ne visait pas à faire émerger à gauche le candidat idéal pour les élections présidentielles.  Le PS en paye le prix aujourd’hui.

  • Le deuxième commentaire s’adresse à Ségolène Royal, à qui Allègre consacre un livreAllègre a raison de souligner le fait que Royal ne s’est jamais intéressée aux dossiers.  Elle n’a pas su faire grand chose d’autre que répéter à souhait son slogan d’ “ordre juste”, en l’appliquant même à la punition infligée à son lieutenant Arnaud Montebourg, coupable d’avoir dit des méchantes choses sur son compagnon d’alors.  Il y avait de quoi laisser dubitatif n’importe quel électeur ouvert et conciliant envers la gauche.  Quand on érige l’incompétence en programme politique et on considère tout avis dissonant comme illégitime et avec autant de crispation, il ne faut pas s’étonner des conséquences inévitables.

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On savait Allègre iconoclaste – lui, le scientifique, qui apporte une autre vision sur la question brûlante du changement climatique.  On le savait également frustré par cette nouvelle défaite de la gauche à une élection qui aurait pu se passer autrement.  Le voilà qui émerge comme l’individu capable de dire à la gauche ses quatre vérités, et enfin faire comprendre à Mme Royal qu’obtenir 47% des voix à un deuxième tour d’une élection présidentielle est en fait une sacrée raclée dont, habituellement, on ne se vante pas…

 

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La Gauche française n’est pas que triste…

Posted by Jeremy Ghez on May 9, 2007

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On aurait pu appeler cela le “syndrome Besson” ou le “syndrome Séguéla“. Ce syndrome décrirait une situation plus que paradoxale, à savoir l’état d’une gauche française en miette, mais qui ne veut pas mourir. Une gauche qui veut continuer à rêver, mais qui ne croyait plus (pas?) à Ségolène et qui a voté pour Sarkozy, ou qui du moins ne semble pas pleurer sur la défaite de leur chef.

Le bal avait commencé après le claquage de porte fortement médiatisé d’Eric Besson, vexé par le comportement royal d’une gauche un peu snobe. Il y a d’ailleurs quelque chose d’assez déconcertant, si ce n’est inquiétant, dans son ralliement à Sarkozy, non pas parce que la traitrise n’est pas politique – cela se saurait – mais dans la manière dont il a présenté sa conversion: Ce n’est que parce que le nouveau président a offert des garanties sur le “communautarisme” – insulte en France, qui dépasse parfois l’accusation de “libéralisme” – et sur la position de Sarkozy sur le dossier irakien. L’honneur est sauf… De la même manière, qui pourra comprendre comment Séguéla dit un jour qu’il veut “casser la gueule” de Besson, pour ensuite se rallier à Sarkozy, quelques jours après. Il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis, dites-vous?

L’intérêt de ces manœuvres politiques se trouve cependant au-delà de ces bizarreries auxquelles on est – malheureusement – habituées – la droite n’est pas en reste, avec le dernier exemple en date du mégalo-arriviste Azouz Begag. L’intérêt réside dans un fait indéniable: ni Royal, ni la gauche qui n’a d’ailleurs pas trouvé mieux que Ségolène, n’a su faire rêver les Français depuis la disparition de leur Messie, François Mitterrand. Et il n’y a que les véritables gauchistes qui ne veulent pas sortir de leur rhétorique obsolète et anachronique pour le comprendre. Heureusement, tout le monde n’en est pas là à gauche.

Besson – futur ministre? – et Séguéla ne sont pas les seuls. Tapie déjà avait signalé son intention de ne pas voter Royal. On connaît également les souhaits de Sarkozy d’ouvrir son gouvernement à gauche – le nom de Kouchner ne fait pas que circuler avec lourde insistance, comme ce soir, à On Refait le Monde sur RTL. Et puis comment expliquer la bonne humeur de l’iconoclaste journaliste Claude Askolovitch, du Nouvel Obs, toujours sur RTL à On Refait le Monde? Le journaliste avait courageusement dénoncé, au cours des récents mois, la fascisation à outrance du candidat Sarkozy, car à force de voir Le Pen partout, on a tendance à ne plus reconnaître le vrai – d’ailleurs, quelqu’un a-t-il entendu l’autre gauche broncher après les attaques racistes de Le Pen à l’encontre de Sarkozy?

La gauche est-elle en déroute? Elle le risque. Et sa frange la plus radicale et la plus extrême le sera sans doute si elle ne renonce pas à ses illusions. Mais une autre frange, qui a déjà abandonné ses illusions sans pour autant cesser de rêver, peut rebondir. Il y a une option bayrouiste, mais pas uniquement. Et ce rebondissement, pour faire entrer la gauche – la France avec – dans la modernité, n’est que souhaitable, parce qu’il contribuera à l’instauration d’un véritable débat politique dont nous sommes privés depuis 1995.

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The Day After

Posted by Jeremy Ghez on May 6, 2007

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So it’s Sarkozy…

In a speech he made thirty minutes after his victory became official, Sarkozy adressed several different issues, including his will to be President of all French people and his respect for his main competitor Ségolène Royal.   But one significant item that stood out of his speech was the rest of the world, what he called France’s allies in Europe and in America, as well as other nations that we tend to forget about, in Africa or in the Middle East.  Sarkozy mentioned those oppressed children and women throughout the world, and said France will not forget them.  This corresponds to an interesting turns of events, after an electoral campaign in which international issues were rarely discussed.

Is this a turning point in French history?  Will the French excutive stop recalling the great nation it heads without acting to actually show how great a nation France is?

Sarkozy was elected with a number of votes ranging from 18 to 20 million people.  He has the mandate to lead France towards modernity – finally.  I hope it is not an opportunity he will waste.

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Resilience, The French Way…

Posted by Jeremy Ghez on May 6, 2007

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Not everyone, outside of France, understood the French population’s sigh of relief two weeks ago, after the results of the first round of the presidential electionsUnlike 2002, the leader of the of the Front National, Jean-Marie Le Pen, a notable racist and nationalist politician, did not make it to the second round.  And those who don’t know France well cannot fully appreciated the extent of the political crisis that Le Pen’s presence in the second round of the election triggered.  This is not saying anything about France’s rejection of the European Constitutional Treaty in 2005, which was just another proof – as if it was needed – of the crisis and the greater defiance towards the French political class. 

So from Le Pen’s humiliation – his score was divided by 2 and he lost more than a million votes in absolute terms –  we can draw one fundamental lesson about French politics and society: In the wake of a major political threat – fascism – that France has known too well in the past, the French society as a whole has been able to display a remarkable resilience by adapting its behavior and imposing once again the most reasonable political order it wishes.  As a matter of fact, Le Pen’s ruin is first and foremost the result of a very high participation rate – a historic record of 85% – which turned out to be the Front National’s candidate’s worse enemy.  This bounce back was made possible by various institutional and social mechanisms, which all allowed for the reasons of Le Pen’s success in 2002 to be analyzed and understood by a major part of the population.  In turn, this allowed France to return to a political pattern it recognizes itself in, with a traditional divide between Socialists and Conservatives.  

Little has been written on resilience applied to aggregate masses.  A recurring idea, though, in the literature regarding the notion of resilience, is the concept of threshold: Resilience is a feature that can and must be maintained in time, and must not be taken for granted.  Otherwise, the threshold beyond which an organized group cannot revert back to its primary and preferred order, will become increasingly frail. 

Thus, there is a second lesson France must draw from the future: It is not because the country has displayed a remarkable capacity to adapt its behavior in order to avoid what a major fraction of society fears that this will necessarily take place the next time around.  As a matter of fact, many commentators have underscored the fact that, if Le Pen is likely to retire now, his daughter Marine, whose rhetoric is much more soft-core but not less specious, could be a 2012 favorite if the country’s problems are not fixed.  Political activism, as well as maintained awareness, could be the two items making French resilience a long term phenomenon.

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Israel Lobby: You Wanna Talk?

Posted by Jeremy Ghez on November 3, 2006

… so let’s talk…  but you’re not going to like it.

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The Council for National Interest , in an attempt to influence the outcome of next week’s American elections, published an ad in the New York Times claiming that the Israeli lobby is trying  to sell “another” war to the US government, that is the one that Israel would be currently leading in Gaza and in Lebanon.  This claim should be closely related to the idea, shared among many political analysts today, that the war in Iraq will play a decisive role in the outcome of the election.  The claim should also be linked to an idea that the CNI is trying to impose: The war in Iraq was heavily influenced by Israel’s stakes in the region.  An idea that is largely disputed and that does not hold when confronted with the facts.  French paper Marianne for instance published in March 2004 an investigation on the subject emphasizing on Sharon’s apprehensions regarding the intervention in Iraq as well as Israeli fears with regards to Teheran, not Baghdad. 

The Council is known for its anti-Israeli stance on every single issue the Middle East could possibly raise – and that’s perfectly fine in a democracy – and for its praise and numerous references to Mershaiemer and Walt’s recent article on the role Israel has played in the shaping of the US Foreign policy since 1948.  The article argued that while Israeli interests have bent American Foreign policy, the influence has been highly negative and in opposition with American interests.  The criticism and analysis was coming from two credible and very respected academic personalities, and CNI was not about to miss the opportunity to refer to it whenever it could…  But that certainly does not mean that the article was not full of flaws, inaccuracies and absurd thinking.

In my opinion, the best response to that article was brought  French historian Justin Vaïsse, in LibérationWhy this obsession with Israel and why should this country always be considered through a different lens than any other?  Vaisse expresses his surprise because there is very little about the Cold War which was crucial in US Foreign Policy, and because Saudi Arabia is only mentioned once in the article.  He emphasizes the role the Cuban lobby plays on US Foreign Policy without causing so much debate. He also mentions other personalities such as Zbigniew Brzezinski, Anatol Lieven, Juan Cole, Robert Malley, Stanley Hoffmann or Henry Siegman and other researchers (Flynt Leverett, Shibley Telhami ou Muqtedar Khan) to argue that the debate in the US over the alliance with Israel is much more complex than the picture that the two authors give.  I would personnally add that Sorosexpressed intention to create a new Jewish lobby, but on the left wing, in order to compete with AIPAC, is just another instance of how lively the debate over American support to Israel is.

All of those questions were raised by numerous other analysts, in the US as well as in Europe.  Nobody cared to comment.

Debate in democracies are healthy.  Obsessions are not.  That is true in the US as well as in Europe, especially on the matter of the Israeli question.  So if CNI wants to launch this debate, it will have to accept the fact that it may just not appreciate the conclusions that will come out of it.  Unlike what Mershaiemer and Walt claim, the convergence of interests between the US and Israel might just be quite real.  One may certainly criticize the way the Israelis handled the crisis with Lebanon, but I do not know of many countries that would have preferred giving Hizbullah the impression that its actions were not totally inappropriate or acceptable.  In general, in spite of the founded or very wild criticism that we can hear on both sides of the Atlantic and directed towards Israel, I don’t know of many countries that would be ready to totally sacrifice that convergence to a short run collaboration with radical regimes and other groups. 

To CNI:  You have most probably selected an interesting issue, but you do not have any clue with regards to how to tackle it.  Deal with it the right way, just for the sake of the cause you are defending.  

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