Coward Old Universe…

by Jeremy G.

Kouchner, tout simplement

Posted by Jeremy Ghez on May 17, 2007

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A l’heure où j’écris ces lignes, alors que le jour se lève sur Paris et que nous connaîtrons dans quelques heures la composition du premier gouvernement sous la présidence Sarkozy, un paradoxe me fait sourire: Hormis le nom de celui qui sera selon toute vraisemblance le nouveau Premier Ministre, le seul homme dont le poste a été confirmé est Bernard Kouchner, autrefois homme “respecté” au Parti Socialiste.

Ceux qui me connaissent savent l’admiration que j’ai pour le French Doctor.  Mais mon enthousiasme va bien au-delà.  En effet, avec cette nomination, une question se pose: La froide politique étrangère française, soit disant “réaliste” – au sens que donne la théorie des relations internationales au terme – calculatrice et tout sauf humaniste, prendra-t-elle fin avec ce tandem improbable Sarko-Kouchner?  Après l’émotion convenue à propos du dossier du Darfour, qui nous a tous rendu très fiers d’être humains, y aura-t-il enfin une véritable initiative politique?  Le Monde peint une image intéressante de la diplomatie française à venir, avec Kouchner au Quai d’Orsay et Jean-David Levitte – actuel ambassadeur français aux Etats-Unis – à la tête d’un Conseil de Sécurité élyséen, conseiller de Sarkozy.  Le ministre sanguin et passionné, le conseiller rationnel et expert de diplomatie.  Voilà un duo qui promet beaucoup plus que le discours convenu d’autrefois.

Cette nomination n’a rien de surprenant.  Sarkozy et Kouchner partagent, tant du point de vue pratique que du point de vue intellectuel, de nombreuses positions en matière internationale.  Le “Ni guerre, ni Saddam” de Kouchner en 2003 raisonne énormément avec l’ambiguïté dont Sarkozy a fait preuve sur le dossier irakien – en dénonçant d’abord l’arrogance française pour ensuite saluer la décision historique de Chirac.

A cela s’ajoute le mépris dont le Parti socialiste a systématiquement fait preuve à l’égard de Kouchner, considéré trop longtemps comme un simple beau gosse à mettre en tête d’affiche sans penser qu’un jour un homme si compétent puisse avoir des ambitions qui sont, de loin, à sa hauteur.  La débandade des Socialistes a commencé, j’en avais dit deux mots ici.  Kouchner, qui restera fidèle à lui-même et loyal à ce qu’il considère sa vérité et sa réalité de gauche, vient d’en prendre acte.

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3 Responses to “Kouchner, tout simplement”

  1. […] fundamental allies to redefine the possibilities for broad and ambitious international missions.  Kouchner’s nomination should be interpreted as such.  One that would involve signalling to Russia […]

  2. […] à Sarkozy.  Enfin, last but not least, le chef de la diplomatie et ministre d’ouverture, Bernard Kouchner, le maillon le plus étonnant de cette […]

  3. […] déterminante que la fracture droite-gauche traditionnelle.  Kouchner le considérait déjà et est allé au bout de sa logique en entrant dans le gouvernement Fillon I.  DSK, qui a choisit une autre stratégie, ne fait […]

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