Il n’y aura donc pas eu de poignée de mains entre Olmert et Assad. On croirait observer deux adolescents à une boom qui cherchent à conclure, mais tellement anxieux qu’ils ne savent pas comment s’y prendre. Vexée, la Syrie s’amuse à féliciter Kuntar, le tueur d’enfants et l’un des terroristes les plus cruels que l’on ait connu dans l’histoire du Proche Orient, libéré en échange de deux dépouilles de soldats israéliens.

L’ancienne jurisprudence israélienne ne tient plus: le sort de ceux avec du sang sur les mains redevient négociable. L’enthousiasme d’hier tient toujours, mais pas sans incertitude ni doute.
