Je suis surpris par la quasi-unanimité des chroniqueurs, journalistes et auditeurs, qui se sont exprimés sur la gifle du professeur de techno infligée à un garnement qui refusait de ranger sa table. Tant sur Europe 1, chez Durand, que sur RTL, dans l’émission On Refait le Monde, une très grande majorité des personnes ont exprimé leur soutien au professeur et ont rappelé à quel point le métier d’enseignant était devenu compliqué.
Traiter son prof de “connard”, c’est n’est jamais recommandable – ceci dit, je ne croirais personne qui me dira qu’il n’a jamais eu cette envie au cours de sa scolarité… Mais je trouve tout de même paradoxal qu’à une époque à laquelle on veut “responsabiliser” les parents, on trouve des excuses à ceux qui se croient encore à un siècle révolu des châtiments corporels.
De plus, peu ont rappelé les circonstances de l’altercation, pendant laquelle le prof a jeté les affaires de l’élève par terre, et l’a plaqué contre un mur avant de le gifler. L’insulte a beau être choquante mais elle relève aussi de la légitime défense – c’est d’ailleurs pour ca que la comparaison avec le geste de Bayrou, à qui on faisait les poches, ne tient pas la route.
Le métier de prof est peut-être dur. Mais il me semble difficilement concevable de demander à des jeunes enfants d’êtres des psychologues ou des assistants sociaux au service des enseignants. Quand on est prof, on se doit de montrer l’exemple de la patience. Sinon, on choisit un autre métier.
